22 au 27 juillet 2018

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Jean-Marie Verret

Photo Jean-Marie Verret

JEAN-MARIE VERRET

Porteur de tradition

BIOGRAPHIE (français)

Bien des Québécois nés avant la Révolution tranquille gardent souvenir des veillées du samedi soir rythmées aux sons du violon et de l’accordéon. Témoins privilégiés de cette époque ancrée dans l’imagerie populaire, quatre générations de Verret de Lac-Saint-Charles ont perpétué jusqu’à nous un répertoire musical porteur de tradition.

En 1952, Jean-Marie Verret, du haut de ses sept ans, écoute son grand-père Jean-Baptiste (1894-1955) et son père Jules (1916-1982) donner aux soirs une ambiance folklorique. Il prend goût à cette musique transmise de génération en génération par voie orale, sans écritures ni partitions.

Aujourd’hui, Jean-Marie est gardien d’un important répertoire de pièces de notre patrimoine québécois, nombreuses d’entre elles n’ayant jamais été enregistrées ou transcrites.

Du temps de Jean-Baptiste et de Jules, la sauvegarde des pièces passait uniquement par la mémoire auditive, la transmission du répertoire folklorique reposant sur l’oralité et sur l’apprentissage par l’oreille. Jules Verret pouvait interpréter au-delà de 500 morceaux, issus principalement du répertoire paternel.

Jean-marie a hérité de ce bagage musical. Il estime connaître quelque 2000 pièces, puisant aussi à d’autres sources et créant ses propres compositions.

Violoneux virtuose et compositeur de talent, plusieurs voient en lui le plus Québécois de nos violoneux. Son répertoire est immense et met en valeur les airs de quadrille du 19e et du début du 20e siècle. Son style hardi, agrémenté de vibrato, d’ornementations et de notes chromatiques ont fait de lui l’un des grands maîtres du violon au Québec.

Désigné en 1998 par le renommée Fiddler Magazine comme l’un des meilleurs violoneux au monde, il remporte en 2004 le Trophée Aldor lors du festival La Grande Rencontre à Montréal, soulignant sa contribution exemplaire à la musique québécoise de source traditionnelle. Il a enregistré six albums et collaboré à trois documentaires : Hommage aux Montagnards des années 50 (1983), L’héritage de Marius Barbeau (1984) et La culture dans tous ses états (1998). Désigné en 1998 par le renommée Compositeur à ses heures, ses compositions restent dans le plus pur style du répertoire familial et authentique, comme Le reel à Jean-Marie Verret qu’on trouve sur le CD-ROM intitulé La traversée de l’Atlantique de La Bottine souriante.

Reconnu internationalement, Jean-Marie Verret a exporté son répertoire familial partout au Québec, aux États-Unis et en Europe. Il a notamment été invité aux Îles Seychelles en 1992 pour représenter le Québec. Il est apparu à l’Ashokan Fiddle and Dance Camp dans l’état de New-York de 1995 à 2000 et au Smithsonian à Washington en 1995.

En 2009, la Ville de Québec lui a remis le prix du patrimoine « Lauréat pour la catégorie porteurs de tradition ». Il a également reçu le prix « Coup de cœur Desjardins » parmi 50 lauréats de la troisième édition des prix du patrimoine des régions de la Capitale nationale et des Chaudières-Appalaches.

Ayant hérité des connaissances de son grand-père et de son père, il est le maillon actuel de la chaîne de transmission du répertoire folklorique qu’il transmet à son fils Martin, digne représentant de la quatrième génération de virtuoses de la famille Verret.

Nul doute que nos oreilles vibreront encore longtemps au son du violon de Jean-Marie Verret, un authentique porteur de tradition.

BIOGRAPHIE (anglais)

Many Quebec natives born before the quiet revolution keep memories of Saturday evenings moving to the sounds of the violin and the accordion. As privileged witnesses of this era anchored in popular imagery, four generations of Verret of Lac-Saint-Charles perpetuated the musical traditional repertoire to us. In 1952, from the top of his seven years of age, Jean-Marie develops a taste for music. He listens to his grandfather Jean-Baptiste (1894-1955) and his father Jules (1916-1982) giving the evenings a folk atmosphere. He develops a taste for this music, passed on from generation to generation by tradition, without writings or partitions.

Today, Jean-Marie is the guardian of an important repertory of numerous Quebecois pieces from our heritage, most of which have never been recorded or transcribed. During the time of Jean-Baptiste and Jules, the saving of musical pieces happened only through memory, the transmission of the folk repertoire resting on the person’s memory and on the learning by ear. Jules could interpret beyond 500 pieces, stemming mainly from father’s repertoire. Jean-Marie inherited this musical background. He estimates knowing approximately 2000 musical pieces, also drawing in other sources and creating his own compositions.

Considered as the best player of violin and composer, many see in him the most Quebecois of all fiddlers. His repertory is immense and features square dance excerpts from the end of the 19th and beginning of the 20th century. His fearless style, decorated with vibrato, ornamentations and chromatic notes have made him one of the great masters of the Quebecois violin.

He was appointed as one the best fiddlers in the world by the famous Fiddler Magazine, he was attributed the Aldor Trophy during La Grande Rencontre à Montréal stressing the importance of his contribution to the Quebecois traditional music.

Jean-Marie has recorded six albums and was involved in the making of three documentaries: Hommage aux Montagnards des années 50 (1983), L’héritage de Marius Barbeau (1984) et La culture dans tous ses états (1998). As a composer, all his pieces reflect the purest and most authentic family style, for exemple « Le reel à Jean-Marie Verret » which appears on the CD-ROM called « La traversée de l’Atlantique » de La Bottine souriante.

Jean-Marie Verret is international renowned since he has exported his family’s repertoire all around Quebec, the United States and Europe. He was also invited to represent the Province of Quebec in the Seychelles. He has performed at the Ashokan Fiddle and Dance Camp in the state of New-York from 1995 to 2000 as well as the Smithsonian in Washington in 1995.

Jean-Marie, who inherited this musical background from his grand-father as well as his father, is a worthy representative of this generations folk musicians’ tradition by transmitting the repertoire to his son Martin. His son personifies the fourth generation of Verret virtuosos. No doubt that our ears will vibrate for an even longer time to the sound of Jean-Marie Verret’s violin, an authentic tradition bearer.